Eureka !! Enfin je tombe sur un texte (dans le Figaro littéraire du 14 Juin 2007) qui répond à mes interrogations anxieuses sur le duo souvent faussé entre réalité et vérité. Il s’agit d’un dialogue, à Alger en 1943, entre François Mitterand et Charles de Gaulle, le premier reprochant au second d’avoir perdu tout contact avec la réalité de la France : « La France est d’abord un pays bien réel, un village, un paysage, une pierre que l’on touche ». A quoi le Chef de la Résistance répond : « Moi, Monsieur, pour voir la France, il me suffit de fermer les yeux ».

Celui qui cite cette passe d’armes entre deux personnages historiques est un des candidats fictifs à un bachot fictif que le Figaro s’était amusé à faire concourir sur les vrais (réels ?) sujets de philo de cette année. De son « devoir » je retiens cette interrogation : « …et si, de la réalité il fallait bel et bien vouloir s’éloigner, pour approcher d’une meilleure et plus féconde vérité ».

Le thème était « l’art nous éloigne-t-il de la réalité ? » et le candidat, qui se nomme Paul-Marie Couteaux à reçu un 14/20 avec cette note « un superbe hors-sujet… ».

Peut-être est-ce « hors-sujet » dans ce blog où je porte le faux nom d’un chef de maquis qui se trouve être mon mari, que de découvrir mon propre itinéraire : témoin, certes, mais maintenant on dit « acteur », ce qui fait penser que nous nous agitons aujourd’hui dans un théâtre d’ombres !
En réalité : intermittents du spectacle à la retraite. Pourvu qu’il n’y ait jamais de reprise « réelle » de ces terribles scènes où nous avons joué.

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